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Deuxième édition du Diner Débat sur le rôle des femmes dans le processus de consolidation de la démocratie : la mise en œuvre des recommandations de la CEDEF

Dans le cadre de son projet de renforcement des capacités du Parlement, le PNUD et L’Institut d’Etudes Juridiques Internationales de l’Université de Madrid ont organisé conjointement une 2eme édition du diner débat avec les femmes parlementaires sur la mise en œuvre des recommandations de la CEDEF à l’hôtel Khaima le 26 Novembre 2007. Parmi les participants figureraient les sénatrices, les députées et les femmes maires, la Directrice à la promotion féminine du Ministère chargé de la Promotion Féminine ainsi que des personnes ressources (y inclus des hommes) de la société civile et les PTF.

L’atelier s’est déroulé au tour de deux axes, notamment le rôle du parlement dans l’élaboration d’une loi d’orientation genre et la définition d’une stratégie de plaidoyer pour l’accès des femmes aux postes non électifs.

Suite à la récente création d’un réseau de femmes ministres et parlementaires à l’initiative du Ministère à la promotion féminine et aux différents programmes d’appui à leur profit mis en place par les PTF, les femmes parlementaires se disent prêtes à définir et mettre en œuvre un programme ambitieux en matière de politique de poursuite de l’égalité hommes/femmes en Mauritanie.

Le débat a donné les conclusions suivantes. Quant au premier axe, toutes les femmes parlementaires sont favorables à l’élaboration d’une loi d’orientation genre et au fait que la SC doit être étroitement associée dans la définition du contenu d’une telle loi. Les parlementaires sont favorables à prendre l’initiative de loi, si le Ministère ne propose pas un projet de loi avant la fin de 2007 . Elles vont entamer un plaidoyer pour la création d’une commission spéciale genre comprenant des hommes et des femmes au sein des deux chambres du Parlement. En fin, elles demandent un appui de la part des bailleurs de fonds pour la définition du contenu d’une telle loi.

Quant au deuxième axe, le débat a porté initialement sur la définition des secteurs prioritaires pour une meilleure représentation féminine. Il s’agit notamment de l’administration publique, la magistrature, les finances publiques et l’administration territoriale. Des étapes pour un plaidoyer dans ce sens ont été définies parmi lesquelles la conduite d’un recensement de la présence féminine dans les secteurs choisis ; la définition des types de poste dans les secteurs mentionnés où il est nécessaire d’augmenter la présence féminine ; l’engagement d’une campagne de sensibilisation à partir de ces données avec la société civile et les instances étatiques ; une association étroite des imams et des oulémas dans le plaidoyer et enfin la présentation d’une proposition d’une loi pour établir des quotas de 20% pour la représentation féminine dans les secteurs/postes indiqués.