30 au 31 Août 2007 : Séminaire de sensibilisation organisé à Nouadhibou
La protection et la promotion des droits humains, ainsi que le renforcement de la gouvernance judiciaire fait partie des défis majeurs relevés conjointement par le PNUD et le Gouvernement mauritanien, dans le cadre du CPAP. C’est dans ce carde qu’ il a été décidé de multiplier les efforts pour rendre applicable en toute situation la Convention de New York. Le Séminaire de Nouadhibou s’adressait d’une part aux fonctionnaires mauritaniens directement concernés par ces questions et d’autre part aux organisations de la société civile qui ont vocation à dénoncer de telles pratiques. Ainsi, tous les corps du maintien de l’ordre (Garde Nationale, Police et Gendarmerie) et en particulier leurs personnels d’encadrement, étaient représentés. Les présidents, conseillers, procureurs, juges d’instruction et greffiers en chef des principales juridictions de dakhlet Nouadhibou ont également répondu présent ainsi que les 4 principales ONG spécialisées dans la protection de droits de l’Homme dans la région (Association Mauritanienne des Droits de l’Homme, Ligue Mauritanienne des Droits de l’Homme, SOS Esclaves et Forum des Organisations de Défense des Droits de l’Homme).
Les débats, orientés par l’Expert national des droits de l’Homme du PNUD et le Directeur des droits de l’Homme du Ministère de la Justice ont notamment porté sur les dispositions de la Convention qui ont été transposées dans le Code Pénal Mauritanien. Cela a permis de rappeler qu’aucune obligation de résultat, notamment en matière d’obtention de preuve, ne peut mettre à l’abri de sanctions judiciaires. Sur le plan technique, le Professeur Mohamed Ould Ahmedou Bamba, Chef du Département Droit et Sciences Politiques à l’Université de Nouakchott, s’est livré à un exposé détaillé des différentes mesures qui permettent à chaque service de la justice mauritanienne de lutter contre la torture. Enfin, sur le plan théologique, l’ex-Ministre et Savant Mohamed Vadel Ould Mohamed Lemine a démontré, dans le cadre d’un débat participatif particulièrement animé, qu’à la plupart des interdictions posées par la Convention, il existe des sources islamiques qui se retrouvent dans le Coran.