15/10/2008
Sous le thème" Sécurité alimentaire mondiale: les défis du changement climatique et des bioénergies" la Mauritanie célèbre demain jeudi 16 Octobre, la journée mondiale de l'alimentation.
Dans son message aux 181 pays membres, le Directeur Général de la FAO, M. Jacques Diouf note que la célébration de cette journée constitue une occasion de promouvoir les conclusions de la Conférence de haut niveau, tenue du 3 au 5 juin 2008 à Rome, afin de les mettre en oeuvre au plus vite.
Cette rencontre qui a vu la participation de plus de 5000 personnes a placé la crise alimentaire au centre du programme de développement mondial et réaffirmé la nécessité de produire plus et donc d'investir davantage dans l'agriculture.
Jacques Diouf de dire" nous sommes tous affectés par le changement climatique, mais les régions les plus pauvres en sont déja les premières victimes. Leur situation risque d'empirer au cours des prochaines décennies... L'évolution des températures et des précipitations ainsi que la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrèmes, risquent d'entrainer des déficits de production agricole avec des effets négatifs sur l'accès aux aliments".
Il a poursuivi en notant que le changement climatique est susceptible d'accroître les mouvements migratoires vers des pays plus riches alors que la montée du niveau des mers pourrait forcer de nombreuses communautés, vivant dans des zones cotières de faible altitude et dans des deltas, à migrer vers des terres plus élevées.
La flambée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie, a souligné Jacques Diouf, au cours des trois dernières années a eu pour effet d'accroitre de 75 millions le nombre de personnes sous-alimentées à la fin de 2007, ajoutant que cette crise est due à la baisse des investissements agricoles dans les pays les plus pavres au cours des trente dernières années.
A l'endroit des Etats membres, Jacques Diouf de dire" je vous invite à populariser la Déclaration de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale en mobilisant toutes les parties prenantes: gouvernements, institutions internationales, organisations professionnelles, société civile et secteur privé , pour sa mise en oeuvre. C'est maintenant qu'il faut agir. Plus que jamais, l'avenir de la planète dépend de notre capacité à soutenir le développement de l'agriculture dans les pays les plus pauvres".
Source AMI