La
réunion des bailleurs de fonds du Programme
de Lutte contre le criquet pèlerin s'est
tenue dimanche matin dans les locaux du ministère
des Affaires Économiques et du Développement.
Cette
réunion vise à informer ces derniers
ainsi que les opérateurs dans le domaine,
sur le danger que constitue actuellement ce fléau
dans notre pays et les dégâts qu'il
peut entraîner à l'avenir, s'il n'est
pas convenablement combattu. Elle vise aussi à
évaluer la phase précédente
et à présenter aux bailleurs de fonds
les programmes de lutte contre le criquet pèlerin
dans notre pays pour la période 2004-2005
afin de pouvoir mobiliser les ressources financières
indispensables à l'exécution correcte
des dits programmes.
Dans
un mot prononcé à cette occasion,
le ministre des Affaires Économiques et du
Développement, M. Abdellahi Ould Souleymane
Ould Cheikh Sidya a déclaré que l'arrivée
de nouveaux essaims en provenance des pays du Nord
depuis mi-juin prouve désormais qu'une recrudescence
acridienne se développe et que ce phénomène
dévastateur est malheureusement de retour.
Cette situation, a ajouté le ministre, conjuguée
aux éclosions attendues avec la tombée
des pluies constitue les prémices d'une invasion
imminente de notre pays par les criquets pèlerins
dont les conséquences seront ressenties certainement
au-delà de nos frontières.
Une
telle invasion, lorsqu'elle est peu ou pas suffisamment
combattue, pourrait entraîner un prochain
cycle sans précédent, a-t-il conclu.
A
son tour, le ministre du Développement Rural
et de l'Environnement, M. Ahmedou Ould Ahmedou a
rappelé que son secteur constitue l'un des
piliers de l'économie nationale dans la mesure
où il contribue à près de 20%
du produit intérieur brut, à 60 %
de l'emploi, pour une part importante à la
sécurité alimentaire, à la
fixation des populations dans leurs terroirs, à
la préservation de l'environnement, etc.
L'atteinte
de l'objectif de sécurité alimentaire
qui constitue une priorité de la stratégie
de développement du secteur rural à
l'horizon 2015 demeure tributaire pour une bonne
part de la protection des cultures et des pâturages
contre leurs principaux ennemis, a-t-il signalé.
Prenant
la parole à cette occasion, M. Sory Wane,
représentant résident de la FAO a
décrit la situation du péril acridien
dans notre pays, dans les pays voisins et dans la
sous-région. Il a insisté sur les
modestes moyens disponibles et la nécessité
d'exécuter la phase actuelle de lutte contre
ce fléau. M. Sory a rappelé les différentes
étapes de la campagne précédente,
la contribution des opérateurs dans le domaine
et les résultats atteints dans la lutte contre
ce fléau.
Le
représentant résident de la FAO a,
en outre, souligné l'ampleur du défi
qui nous interpelle, nous et nos voisins. Il a aussi
évoqué avec insistance la nécessité
de conjuguer les efforts pour venir à bout
de ce fléau.
En
marge de cette cérémonie, les participants
ont visionné un film réalisé
au cours de la première quinzaine du mois
écoulé traitant l'évolution
du péril dans notre pays, au Maroc, en Tunisie
et en Algérie.
La Réunion s'est déroulée en
présence du secrétaire général
du ministère des Affaires Économiques
et du Développement, de plusieurs responsables
des départements concernés, des ambassadeurs
des pays amis et des représentants d'organisations
internationales dans notre pays.