Grâce à un nouveau partenariat établi
entre le Fonds d'Equipement des Nations Unies (FENU)
et le Ministère des Affaires Etrangères
de la France, le Projet d’Appui aux Communes de
l’Assaba (PACA) a été lancé
officiellement le 20 février 2005 à Kiffa.
Le Projet vise à contribuer, avec d’autres
partenaires, à la créations des conditions
qui favorisent un développement local durable
dans l’Assaba, la province mauritanienne qui connaît
le nombre le plus élevé de pauvres. Le
projet bénéficie d’un budget total
de plus de 3 millions de US dollars, y compris un fonds
fiduciaire de la France d’environ 1.600.000 euros
et des contributions financières du FENU (300.000
dollars), du PNUD (600.000 dollars) et du Gouvernement
mauritanien.
Un meilleur accès des populations aux services
sociaux et aux infrastructures de base et la promotion
des initiatives locales constituent les objectifs
cruciaux de ce projet, qui aura une durée totale
de 3 ans. Les bénéficiaires directs
des activités du projet sont environ 180.000
personnes, rattachées administrativement à
21 collectivités locales, dont une commune
urbaine – celle de Kiffa, capitale administrative
de l’Assaba - et vingt communes rurales, avec
un total de 345 localités ou villages. Il s’agit
d’une population répartie sur un large
territoire et qui connaît une existence précaire
et difficile dans un environnement très aride.
Le Projet s’inscrit dans le cadre de la consolidation
du processus de décentralisation démocratique
en Mauritanie, qui est supervisé par la Direction
Générale des Collectivités Locales
(Ministère de l’Intérieur, des
Postes et Télécommunications). Il vise
essentiellement à appuyer la maîtrise
d’ouvrage des collectivités locales (communes)
en matière de développement local et
de réduction de la pauvreté. En effet,
il aidera les communes à planifier un développement
local participatif et durable. Il mettra aussi l’accent
sur le renforcement des capacités de tous les
acteurs locaux, à savoir des élus, des
associations de la société civile –
en particulier des groupements féminins, des
organisations paysannes de base et des services techniques
déconcentrés. Enfin, par le biais du
projet, les communes auront accès à
un fonds d’investissement, un véritable
appui à leur budget d’investissement,
qui leur sera transféré par le biais
des services du Trésor. Grâce à
ce fond, chaque commune sera en mesure de définir
et mettre en place de petites infrastructures socio-collectives
de base et appuyer tout un ensemble d’initiatives
locales visant à protéger les ressources
naturelles et à améliorer leur productivité.