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DISCOURS  DU REPRESENTANT RESIDENT 
DU PNUD A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE L'ENVIRONNEMENT 
5 juin 2002
Coordination| Centre d'Information | ONU-Flash | Contacts

Chaque année la communauté internationale célèbre la journée mondiale de l’environnement à travers l’organisation d’activités et d’événements ayant pour objectif d’informer et de sensibiliser l’opinion publique sur la dégradation de notre environnement et ses conséquences dramatiques sur notre santé et notre développement. La pollution, l’accroissement de la population, l’urbanisation rapide, la dégradation des terres, les besoins croissants en eau et en énergie continuent d’augmenter la pression sur notre planète et menacent la vie de nos populations.  
Cette journée mondiale est également l’occasion de rappeler que cette situation et son aggravation progressive ne sont pas des fatalités, et que si certaines causes demeurent difficiles à combattre, d’autres, notamment celles liées à l’action directe de l’Homme ou encore à certains choix politiques, économiques et législatifs, peuvent trouver des solutions au niveau national et international. Il est largement prouvé aujourd’hui que si l’Homme décide de préserver la planète, il a les moyens d’y parvenir : c’est affaire de clairvoyance et de volonté.

Il est donc légitime que l’environnement soit encore aujourd’hui une des principales priorités de la communauté internationale, et il est très probable que le Sommet Mondial sur le développement durable qui se tiendra en août à Johannesburg réaffirmera l’engagement de la communauté internationale de protéger et de gérer de façon durable l’environnement. 

Ce Sommet devrait donc conduire à mettre en pratique les résolutions et les déclarations existantes à travers un programme d’actions concrètes, mesurables et définies dans le temps. Il devrait aussi réaffirmer l’engagement de chaque pays à mettre en place des politiques et un plan d’action qui prennent en compte toutes les dimensions du développement durable. Il encouragera enfin les  pays les plus pauvres et les plus menacés, comme c’est indiscutablement le cas de la Mauritanie, à rechercher des partenariats pour financer et mettre en œuvre leur politique environnementale. Des opportunités réelles de coopération et de financement existent car les conventions liées à l’environnement et les autres accords tels que la déclaration du Millénaire, la déclaration de Monterrey sur le financement du développement et le NEPAD vont s’accompagner de la mise en place d’instruments financiers. 

Il est donc urgent que la Mauritanie se dote d’un plan d’action national de préservation de son environnement et qu’elle adopte le plan de lutte contre la désertification qu’elle a déjà préparé.

 Il faut d’ailleurs rappeler que ces deux plans d’action comporteront des orientations stratégiques et des actions concrètes qui contribueront largement à l’atteinte des objectifs du CSLP en cours d’exécution. En effet, la gestion rationnelle des ressources naturelles et la préservation de l’environnement sont unanimement considérés comme des piliers de la lutte contre la pauvreté puisqu’une croissance économique durable est intimement liée à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement. Sans une telle préservation, les pauvres continueront à s’appauvrir et la terre continuera de s’épuiser. Certes, le coût des actions de préservation de l’environnement est élevé, mais une stratégie de développement durable consiste précisément à trouver un juste équilibre entre ces coûts, les exigences du développement économique et le respect de l’environnement.

Le thème de la journée mondiale cette année : «  Donnons une chance à la planète » nous invite à changer ceux de nos comportements qui mettent en péril la planète et à rechercher des solutions durables. C’est un peu le cri d’alarme de la dernière chance pour dire à la communauté internationale qui va bientôt se réunir à Johannesburg: la planète se détériore sous nos yeux, donnons-lui une chance de survivre à long terme, pensons à nos enfants et à leurs descendants ! 

Dans une société comme la société mauritanienne, aussi sympathiquement attachée à son passé et à son histoire, un tel appel devrait être entendu plus facilement que dans d’autres sociétés plus empêtrées dans les contradictions de la société moderne et prêtes à sacrifier leur futur aux intérêts du présent. Le rôle de premier plan joué par le Président de la République dans les discussions sur l’environnement lors de la dernière réunion du NEPAD est sans doute un signe de cette sensibilité particulière. Aussi sommes-nous convaincus que les dimensions humaines, culturelles et spirituelles qui unissent le peuple mauritanien à son environnement amèneront  le Gouvernement à se doter rapidement des instruments institutionnels, programmatiques et financiers qui donneront à l’environnement une place centrale dans le système des valeurs et la stratégie de développement nationales.

Nous devons redoubler d’efforts, prendre des initiatives politiques, sociales et culturelles pour définir un nouvel équilibre entre l’Homme mauritanien et son environnement afin de donner une chance à ses enfants de vivre dignement.

Je vous remercie.
 
 
 
 
 


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© 2002 Nations Unies en Mauritanie. -- Dernière mise à jour le 18/06/2002
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