|ACCUEIL | FAO | FNUAP | HCR | OMS | PAM | PNUD | UNICEF | BANQUE MONDIALE | ONUSIDA |
DISCOURS  DU REPRESENTANT RESIDENT 
DU PNUD A L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE
LA DESERTIFICATION (17 juin )
 
Coordination| Centre d'Information | ONU-Flash | Contacts

Quelques jours seulement après la célébration de la journée mondiale sur l’environnement, nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer la journée mondiale de lutte contre la désertification et plus particulièrement contre la dégradation des terres, qui est le thème choisi pour cette année.
La dégradation des terres représente un véritable défi pour l’humanité quand on sait que des millions de personnes dans le monde, notamment en Afrique, voient chaque jour leur moyen de subsistance s’amenuiser parce que la terre qui les nourrit devient progressivement stérile.
 
Certes, en Mauritanie, la désertification nous est familière. Partout, nous pouvons constater des infrastructures qui s’ensablent, qu’il s’agisse de villages, de points d’eau, de diguettes, de barrages ou de routes … Mais nous sommes peut-être moins sensibles à la dégradation progressive des terres, comme c’est le cas dans cette zone de la vallée du fleuve Sénégal, parce qu’il  s’agit, dans ce cas, d’un phénomène lent et insidieux dont les effets sont moins visibles à court terme. Pourtant, cette dégradation ouvre la porte au désert. 

Et alors, serait tenté de répondre notre inconscient, le désert nous y sommes accoutumés. Après tout, n’est-ce pas sa beauté quasi métaphysique qui a bercé notre civilisation et a servi à construire notre peuple ? Pourtant, que l’on ne s’y trompe pas, le  désert, comme la mer, peut engloutir l’homme s’il  n’apprend pas à composer avec lui : le maîtriser, en le respectant, voilà ce que nous conseille réellement son histoire et celle des hommes. Le laisser nous dominer, et c’est ce que nous faisons en laissant les terres se dégrader, c’est nous condamner à périr ou du moins condamner nos enfants à fuir ce qui fût la terre de leurs ancêtres.

Il faut empêcher le désert d’avancer, il faut empêcher les terres de se dégrader et il faut régénérer celles qui, du fait de notre inconscience, se sont déjà dégradées depuis plusieurs décennies à force de déforestation ou d’exploitation abusive. Pour cela, nous devons tous nous convaincre qu’il y va de notre intérêt et de celui de toute la nation, ainsi que de celui des générations à venir qui nous demanderont des comptes. Une politique de sensibilisation et de communication intense, ciblée sur les populations des zones sensibles, parait donc indispensable. 

Le Gouvernement mauritanien, à l’instar d’autres pays africains et notamment des pays du Sahel, a depuis longtemps été sensible à cette responsabilité et tenté de combattre les effets néfastes des sécheresses récurrentes, particulièrement au cours de ces deux dernières décennies.

Cependant, les premiers grands programmes réalisés, généralement en régie et sans une participation effective des populations, n’ont pas su assurer la durabilité des investissements réalisés. C’est pourquoi, le gouvernement s’est engagé à promouvoir la participation pleine et effective des populations dans la conception et la mise en œuvre des programmes de lutte contre la désertification. Aujourd’hui, l’élaboration des politiques, stratégies et plan d’action suivent ainsi une démarche entièrement participative,  et les populations sont devenues parties prenantes dans tous les programmes de gestion des ressources naturelles.

Cela est le cas de la formulation et de la mise en œuvre du projet régional  de conservation de la biodiversité par la régénération des terres dégradées qui nous accueille aujourd’hui. Ce projet vise en effet, en ayant recours à une approche participative partant de la base, à renforcer les capacités des communautés locales pour mieux gérer leurs ressources en  pâturages et en forêts, et à  diversifier leurs moyens de subsistance sans dégrader l’environnement. 

Ce projet constituera à terme, sans nul doute, un exemple de gestion durable des ressources naturelles et contribuera donc à la lutte contre la pauvreté. Le PNUD soutient sans réserve  sa démarche et se réjouit de pouvoir y contribuer.

Mais, Monsieur le Ministre, mener de telles actions au niveau local ne suffira malheureusement pas pour atteindre les objectifs fixés par l’Agenda 21 adopté au Sommet de Rio en 1992 et repris par le Sommet du Millénium. Des réformes politiques, institutionnelles et réglementaires doivent impérativement accompagner ces efforts. Ces réformes seront sans aucun doute au cœur des débats du Sommet mondial pour le développement durable qui se tiendra à Johannesburg au mois d’août, et elles sont déjà reconnues par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

Il est donc essentiel que la Mauritanie,  qui a déjà élaboré son Plan d’Action National de lutte contre la désertification de manière entièrement participative, puisse le valider avant cette réunion et réaffirme à la communauté des donateurs qu’elle accorde à son financement et à sa mise en œuvre une grande priorité, car elle le considère comme une pièce maîtresse de son dispositif de lutte contre la pauvreté.

Je vous remercie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


|ACCUEIL | FAO | FNUAP | HCR | OMS | PAM | PNUD | UNICEF | BANQUE MONDIALE | ONUSIDA |
Coordination| Centre d'Information | ONU-Flash | Contacts
© 2002 Nations Unies en Mauritanie. -- Dernière mise à jour le 20/06/2002
Veuillez envoyer vos commentaires par courrier électronique au Webmaster (cliquer ici )