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| Atelier de prévalidation du UNDAF : les Nations Unies finalisent leur plan cadre d'activités avec le gouvernement, la société civile et les partenaires au développement. |
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Nouakchott
le 21 novembre 2001
Discours du Coordonnateur Résident. C’est aujourd’hui un moment important pour le Système des Nations Unies. En effet, il s’agit au cours de cet atelier de choisir les axes des programmes de coopération de l’ensemble de nos agences pour la période de 6 ans allant de 2003 à 2008. Comme il s’agit d’une longue période, nous devons nous accorder à la fois sur une vision des besoins de la Mauritanie sur le long terme et sur le comment répondre aux besoins qui entrent dans le champs de nos compétences respectives et pour les quels nous pouvons avoir un avantage comparatif. |
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Notre
vision à long terme s’appuie d’abord sur celle du CSLCP, puisque
la lutte contre la pauvreté a été, et reste, pour
le Système des Nations Unies (SNU) l’inspiration première
de notre action en faveur du développement.
Il faut rappeler à cet égard, que lors de l’Assemblée générale du Millénaire à New York, les dirigeants de la planète ont réaffirmé qu’il ne saurait y avoir de développement durable sans une réduction massive de la pauvreté dans le monde et, plus particulièrement, dans les pays pauvres. Ils ont rappelé, ce que les Nations Unies répètent inlassablement depuis longtemps, que si la croissance économique est bien une condition essentielle du développement d’un pays, celui-ci ne peut se réaliser que dans la mesure où la proportion de ses pauvres diminue, ce qui exige des politiques spécifiques de lutte contre la pauvreté. C’est dire que la lutte contre la pauvreté n’est pas pour nous seulement une question de justice sociale, c’est aussi un impératif économique. Le CSLCP le reconnaît, et nous le reconnaissons avec lui. Je tenais à le rappeler car toute notre démarche résulte de cette triple nécessité d’entretenir une croissance forte, de réduire la proportion des pauvres et de soulager leur souffrance, en attendant qu’ils puissent le faire eux-mêmes. |
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Malheureusement,
Monsieur le ministre, il ne suffit pas d’avoir des convictions et une ambition.
Force nous a été donné de constater au fil des années,
et les pays membre des Nations Unies nous y ont fortement incité,
que l’éclatement des programmes des agences, notre manque de coordination
et nos approches différentes étaient un frein puissant à
l’efficacité de l’aide que nos institutions apportaient aux pays,
et qu’ils pouvaient même entraîner des gaspillages.
Aussi, les agences des Nations Unies, sous l’impulsion du Secrétaire Général, lui-même soutenu par la détermination des pays membre, ont-elles décidé d’affronter ce défi en adoptant une démarche de programmation et de coordination qui débouche sur ce que nous appelons le CCA et le UNDAF. Cette démarche repose sur trois piliers. Le premier de ces piliers est l’harmonisation de nos cycles de programmation. En Mauritanie, les agences ont choisi d’adopter un cycle d’une durée de 6 ans, le prochain cycle couvrant, comme je l'ai dit tout à l’heure, la période 2003-2008. Le deuxième pilier, consiste à faire un effort commun de réflexion pour analyser la situation du pays, ses priorités, ses besoins et ses stratégies. Ce bilan met ainsi en lumière les principaux défis nationaux et conduit à un document que nous appelons le Bilan commun de pays désigné sous le sigle CCA. Le troisième pilier du processus adopté par l’ensemble des agences des Nations Unies consiste à définir, de la façon la plus participative possible, sur la base du CCA et compte tenu des objectifs internationaux de développement et des mandats propres à chaque agence, les grands axes de notre contribution à l’atteinte des objectifs nationaux du développement et de la lutte contre la pauvreté. Cette démarche nous permet de définir un cadre de priorités pour notre aide, et c’est ce cadre que nous appelons le UNDAF. C’est dans ce cadre que chaque agence développe ensuite son propre programme d’aide. Cette démarche à trois piliers a été suivie en Mauritanie au cours des derniers 18 mois et devrait être conclue au cours du mois prochain. L’atelier qui nous rassemble en est une étape importante. Il faut en effet que nous nous assurions avec vous de la cohérence des axes d’intervention proposés, à la fois, par rapport aux stratégies nationales et à celles de l’ensemble des partenaires au développement. C’est aussi l’occasion d’identifier les domaines dans lesquels nous pourrions trouver de nouvelles synergies avec les partenaires au développement de la Mauritanie. Ainsi, le UNDAF donnera une vision d’ensemble de l’aide que les agences du système des Nations Unies souhaitent apporter de manière coordonnée à la lutte contre la pauvreté et au développement. Cette approche intersectorielle permet en même temps la prise en compte de questions transversales comme la lutte contre le SIDA, les aspects de genre ou la protection des populations les plus vulnérables. L’UNDAF identifiera aussi clairement les programmes exécutés conjointement dans lesquels chaque agence apporte ses compétences propres pour la résolution d’un problème spécifique, et accroît l’efficacité de son action grâce à l’intervention des autres agences. Monsieur le Ministre, c’est avec hésitation que j’affirme devant vous qui êtes confronté tous les jours à la difficulté de coordonner, que notre démarche et notre volonté de servir le développement national de manière plus cohérente et coordonnée est véritablement un défi pour nos institutions. Mais je le fais sans aucune honte parce que je suis convaincu que c’est un défi de notre siècle que d’apprendre à travailler ensemble, qu'il s’agisse des nations, des institutions au sein d’une même nation ou d’organisations internationales. Je le fais aussi parce que la seule chance de réussir à relever véritablement ce défi, c’est de l’affronter tous ensembles, qu’il s’agisse de traiter de problèmes de santé, de gouvernance, d’éducation, d’environnement ou de développement rural, pour ne citer que ces secteurs. Aussi, en conclusion, voudrais-je, Monsieur le Ministre, prier les participants de cet atelier de nous aider à tirer le meilleur parti de nos complémentarités, pour mieux servir les intérêts de la Mauritanie et l’aider à atteindre les ambitieux objectifs qu’elle s’est fixés avec la communauté internationale au Sommet du Millénaire. Au nom de tous les Chefs d’agence et de leur personnel, je voudrais remercier les personnes ici présentes d’avoir accepté de participer à cet effort collectif et je leur souhaite plein succès dans leur tâche. |
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