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| Projet
: "Eduquer les adolescentes pour soutenir le développement des communautés" |
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La Mauritanie est un pays à faible revenu. Plus de la moitié (50.5 %) de la population a un niveau de dépenses qui la situe en-dessous du seuil de la pauvreté. Les ménages les plus pauvres appartiennent au monde rural et sont en particulier localisés dans les régions de l'Assaba, du Brakna, du Gorgol et du Guidimagha. Le Rapport Mondial sur le Développement Humain de 1998, publié par le PNUD, classe la Mauritanie à la 149ème place (sur 174 pays) pour l'Indicateur du développement Humain (IDH). La structure par âge de la population est caractérisée par une très forte proportion de jeunes: les moins de 18 ans constituent 50 % de la population totale. Avec la crise économique en cours depuis les années de grande sécheresse, qui a conduit à partir des années 80 à la mise en oeuvre de politiques d'ajustements structurels, cette caractéristique démographique pose d'importants problèmes de couverture des besoins sociaux fondamentaux comme l'éducation, la santé, la formation professionnelle et l'emploi. Les jeunes en sont les principales victimes. Conscient du rôle essentiel de l'éducation pour le développement, le Gouvernement mauritanien a consenti des efforts importants pour rendre l'éducation fondamentale accessible à tous les jeunes. Des progrès remarquables ont été réalisés, marqués notamment par le passage du taux brut de scolarisation de 46.8% en 1991 à 86.2 % en 1998. Cependant, le système éducatif reste marqué par un certain nombre d'insuffisances et de dysfonctionnements, aussi bien sur le plan de l'accessibilité aux différents cycles d'enseignement que sur le plan qualitatif et organisationnel. En effet, la généralisation de l'enseignement fondamental est encore loin d'être réalisée. Les taux nets d'admission en première année et de scolarisation sur la durée de l'enseignement fondamental ne sont que de 30 % et de 63 % respectivement en 1998/1999, et les disparités entre genres et régions restent très significatives. Les chances d'accès à l'enseignement secondaire sont très faibles : 13 563 élèves ont accédé au secondaire en 1998/1999, soit un taux de passage de l'ordre de 40%. 86 % des adolescents ne sont accueillis dans aucune structure d'éducation collective (enseignement secondaire et technique). La plupart d'entre eux, surtout dans les centres urbains, restent désoeuvrés. L'avenir des jeunes scolarisés est également incertain : 73% des jeunes se présentant au baccalauréat échouent, et nombre de diplômés ne trouvent pas d'emploi à l'issue de leur formation. L'analyse de la scolarisation des filles révèle les carences du système éducatif, à travers trois aspects : 1- La chute des effectifs des filles entre le cycle primaire et le cycle secondaire:
Chute des effectifs des filles entre les cycles Primaire et Secondaire (1998/1999) Source:UNICEF
2- Les taux très élevés de déperdition en cours de scolarité: Une estimation sur la base d'une cohorte reconstituée de 1000 filles admises en 1ère ES révèle que 574 passent en second cycle, 441 arrivent en 6ème année et seulement 73 obtiennent leur diplôme, soit un total de 927 abandons (92.7 %).
Déperdition dans l'enseignement secondaire (filles)
3- L'important écart
entre le taux de réussite des filles et celui des garçons:
Résultats au Baccalauréat dans les
régions ciblées : écart garçons-filles
Cette situation est inacceptable compte tenu de l'importance du facteur éducatif pour l'émancipation des filles. La poursuite de la scolarité permet en effet de limiter le travail non rémunéré et les grossesses précoces, mais également d'espacer les naissances, nécessaires à la préservation de leur santé et de leurs moyens d'existence. L'éducation augmente leur capacité de gagner des revenus décents; de pouvoir participer aux décisions politiques et économiques, et, le moment propice venu, d'apprendre à leurs enfants à suivre la même voie. L'éducation des filles est plus largement un outil efficace de développement social. C'est un placement à moyen et long terme dont le rendement est exceptionnellement élevé au profit de la famille, de la communauté et du pays. Ceci est particulièrement important en Mauritanie où l'analyse de la société fait apparaître que, même en occupant une place relativement importante au sein de la famille, la femme mauritanienne a peu d'opportunités de participer à la vie économique et politique. Le Rapport sur le Développement Humain du PNUD classe la Mauritanie au 101 ème rang sur 102 pays étudiés pour ce qui est de l'indicateur de participation des femmes (IPF). Les principales études sur les contraintes à la scolarisation des filles en Mauritanie montrent que les filles ont de grandes difficultés à : (i) poursuivre leurs études, (ii) se maintenir dans le système éducatif et (iii) réussir aux examens de fin de cycle, pour des raisons multiples, interactives et s'expliquant par le contexte socio-économique et socio-culturel. Plus particulièrement, il s'agit de:
Programme National du Développement du Secteur de l’Education Le Programme National de Développement du
Secteur Educatif entre en droite ligne dans le choix des autorités
dans un cadre stratégique de lutte contre la pauvreté
qui vise à réduire la dimension de la pauvreté
dans le pays. Ce plan vient renforcer la réforme de du système
éducatif promulgué en 1999. COMPOSANTE D : Amélioration de l’Efficacité
et de la pertinence de la FTP et de l’Enseignement Supérieur
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