Publié par le Groupe des Chargés de Communications du Système des Nations Unies en Mauritanie.
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© 2005 Nations Unies en Mauritanie.

 

Sommaire

Système des Nations Unies  
FAO  
PAM  
PNUD Le suivi-évaluation – un élément essentiel de l´aide au développement
UNFPA
UNICEF Lancement du Rapport sur la Situation des Enfants dans le Monde 2005
OMS  
UNHCR  
Breves Réception du personnel des Nations Unies

UNFPA
Inauguration à Nouakchott d’un centre pilote destiné à la prise en charge psycho-sanitaire et sociale des filles et femmes victimes des violences sexuelles

Un centre pilote destiné à la prise en charge psycho-sanitaire et sociale des filles et femmes victimes des violences sexuelles et en particulier du phénomène du viol a été inauguré le 17 janvier 2005 à Nouakchott. ce centre est supervisé par une ONG mauritanienne « l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant » (AMSME) en partenariat avec le « Forum National pour la Promotion des Droits de la Femme et de l’Enfant » (FNPDF.)

La création du centre est le fruit d’une initiative de l’ AMSME qui a été soutenue et accompagnée par le FNUAP, grâce au concours financier du Fonds des pays arabes du Golfe pour l’appui aux organisation des Nations Unies pour le Développement (AGFUND.) D’autres Agences du système des Nations Unies en l’occurrence le PNUD, l’UNICEF et l’OMS ont rapidement rejoint cette initiative qui a abouti à la mise en place d’un projet conjoint du Système des Nations Unies .

La mise en place de ce centre intervient dans le cadre des efforts menés par l’AMSME et ses partenaires pour sensibiliser les décideurs et l’opinion publique sur le phénomène du viol qui prend de l’ampleur, et sur la nécessité de prendre les dispositions requises pour endiguer ce phénomène et assurer la prise en charge psycho sanitaire et sociale de ses victimes. La réalisation de cet objectif requiert une action commune et solidaire des institutions Gouvernementales, de la société civile et des partenaires au développement.

L’inauguration du centre s’est déroulée en présence du Secrétaire Général du Ministère de la santé et des Affaires Sociales, du Directeur de Cabinet du Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine, des chefs d’Agences du SNU et de représentants du corps diplomatique et des partenaires au développement.
A cette occasion Mr Mohamed Baraket, Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population ( FNUAP ) s’est félicité de l’intérêt particulier que le Gouvernement accorde à tout ce qui se rapporte à la santé de la femme à la garantie de ses droits ainsi qu’à la création d’un environnement propice à sa promotion et à son épanouissement.

Il s’est dit convaincu, que grâce à cet intérêt, d’autres mesures viendront rapidement compléter et renforcer l’action du centre dans le but de mettre en place une réponse adéquate et pérenne pour endiguer le phénomène du viol et de toutes les formes de violence à l’égard des femmes.

Société civile et services décentralisés de la région de l’Assaba mettent en place pour 2005, avec l’appui du UNFPA, des plans d’action coordonnés en matière de population et développement

Harmoniser et finaliser des plans d’action en matière de population et développement pour 2005 tel est l’objectif d’un Atelier organisé à Kiffa, région de l’Assaba, du 22 au 23 décembre par le Ministère des Affaires Economiques et du Développement en collaboration avec le FNUAP au profit des acteurs locaux du développement, société civile et services décentralisés. L’Atelier a constitué la concrétisation de l’un des aspects de l’option de décentralisation suivie par la Mauritanie et qui vise à impliquer les populations à la base dans la conception et la mise en œuvre des programmes de développement dont elles sont la cible.

Grand moment de plaidoyer, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du Wali de l’Assaba en présence des autorités et élus locaux et de représentants des partenaires au développement. Le wali a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur le rôle des services décentralisés et des partenaires au développement dans l’encadrement et la formation des populations pour qu’elles prennent en charge le processus de leur propre développement. Il a souligné dans ce cadre le rôle pionnier joué par l’UNFPA.

La présentation des différents plans d’action élaborés par les partenaires au niveau local (Gouvernement, ONGs et société civile) sous la supervision et avec l’appui technique du Bureau de l’UNFPA à Kiffa, (EATA) a constitué l’un des aspects les plus importants de l’Atelier. Les documents bien élaborés ont permis aux participants d’avoir une base solide de travail pour les discussions en plénière ou en travaux de groupe.

La participation active de l’équipe de l’UNFPA aux travaux de groupes et aux séances plénières a permis d’assurer une modération appropriées des travaux. Les participants ont pu ainsi dégager à travers leurs différents plans d’actions des objectifs en matière de population et développement, jugés pertinents et réalisables pour l’année 2005.

Tous les aspects des questions de population et développement relatifs au mandat du FNUAP ont été pris en compte dans le cadre des plans d’action et toutes les franges de la populations ciblées : femmes, jeunes filles et garçons, religieux, élu locaux, notabilité et leaders locaux, Associations, Ongs, coopératives, personnel de santé et des services décentralisés.

Le déroulement de l’Atelier a permis de constater :
- un engagement fort de la société civile, (représentée en grand nombre et dans toute sa diversité) et des services décentralisés pour relever les défis que se posent en matière de population et développement sans exclusive (plus de sujets tabous)
- une plus grande conscience de la nécessité de renforcer la complémentarité entre services décentralisés et société civile pour faire face aux défis en matière de population
- Un notable changement de perception par les participants du rôle de l’UNFPA avec une forte appréciation de l’appui qu’il apporte en termes d’encadrement de proximité et de renforcement des compétences qui prime désormais, à leur yeux, sur l’appui financier.

Généralisation de l’Education en Matière de Population à tout le système éducatif mauritanien :Un pas important franchi

Une Stratégie de Généralisation de l’Education en Matière de Population et de Vie Familiale (EMP/EVF) à tout le système éducatif mauritanien a été validée au cours d’un Atelier qui s’est déroulé à Nouakchott les 12 et 13 janvier 2005.
Cet Atelier couronne une quinzaine d’années d’efforts communs du département de l’éducation et du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), en matière de conception et de mise en œuvre de programmes éducatifs en matière de population et de vie familiale pour doter les jeunes, filles et garçons, en milieux et dans l’environnement scolaire des connaissances et compétences leur permettant de pouvoir prendre en connaissance de cause les décisions pouvant influer positivement sur leur santé et leur vie.

Les programmes mis œuvre ont touché tous les établissements du secondaires au niveau des capitales des Wilayas. Pour atteindre cet objectif les ressources humaines ont été formées et les supports pédagogiques conçus.

La stratégie de généralisation, conçue en concertation avec tous les départements concernés par sa mise en œuvre, tire les leçons de cette expérimentation que tous s’accordent à juger concluante. Elle suggère aux décideurs les dispositions institutionnelles, programmatiques et organisationnelles pour la généralisation de l’éducation en matière de population à tous le système éducatif mauritanien, dans le cadre du Programme National de Développement du secteur éducatif ( PNDSE).

L’ouverture de l’Atelier de validation de la stratégie s’est déroulée sous la présidence du Ministre de l’éducation Nationale en présence du Ministre des Affaires Economiques et du Développement, de la Secrétaire d’Etat à la Condition Féminine et du Représentant du FNUAP en Mauritanie. A cette occasion Mr Mohamed Baraket a réitéré la pleine et entière disponibilité du Fonds des Nations Unies pour la Population à apporter un appui constant aux efforts déployés par le Gouvernement pour préparer les générations futures à une vie saine et responsable.

Modernisation de la politique de la famille : les grands axes définis

Dans le cadre des programmes de développement mis en œuvre pour la promotion des droits de la femme de l’enfant et de la famille, le Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine a organisé en collaboration avec le Fonds des Nations-Unies pour la Population (FNUAP) un Atelier de 3 jours axé sur la modernisation de la politique de la famille.

Une quarantaine de personnes représentant les département étatiques et organisations de la société civile concernés par la politique de la famille ont pris par a cet Atelier qui s’est déroulé les 27, 28 et 29 décembre 2004 au Centre de Promotion Féminine de Nouakchott . La réflexion a porté, aux cours des travaux, sur la définition des grandes lignes de la modernisation de la politique de la famille et l’identification des contraintes qui se posent dans ce domaine.

Dans son intervention à l’ouverture de l’atelier, la Secrétaire d’Etat à la Condition Féminine a défini les grands axes sur lesquels portera l’effort de modernisation notamment en matière de réglementation , d’amélioration des capacités éducatives, de contribution à la création de ressources économiques permanentes, d’appui aux capacités de production et de gestion ainsi que d’amélioration des conditions sociales et sanitaires de la famille.

UNICEF
Lancement du Rapport sur la Situation des Enfants dans le Monde 2005

Le Rapport sur la Situation des Enfants dans le Monde 2005 a été lancé le 13 Décembre 2004 au Siège de l’UNICEF à Nouakchott en partenariat avec l’Association des Journalistes Défenseurs des Droits des Enfants et des Femmes.
Ce lancement a donné lieu à une discussion-débat avec les journalistes autour de ce Rapport qui constitue un baromètre et une source édifiante sur la situation globale des enfants, sur le chemin parcouru pour le respect de leurs droits, mais aussi sur les régressions et blocages que connaît leur protection et leur épanouissement.

Le Rapport intitulé l’enfance en péril, fait ressortir les menaces qui pèsent sur les enfants du fait des privations extrêmes liées à la pauvreté, aux guerres et au VIH/SIDA et ce en dépit de l’adoption quasi universelle des normes de protection.

C’est ce paradoxe qui doit pousser à plus de réflexion et d’action en vue de renforcer les avancées et de conjurer les maux et hypothèques qui pèsent sur les enfants.
Le Rapport révèle une situation alarmante dans des domaines aussi vitaux que l’habitat, l’eau et l’assainissement, l’accès à l’information, la scolarisation, la santé et la nutrition :

  • 640 millions d’enfants n'ont pas de logement adéquat
  • 500 millions d’enfants n'ont pas accès à des installations sanitaires
  • 400 millions d’enfants n'ont pas accès à l'eau salubre
  • 300 millions d’enfants n'ont pas accès à l'information (télé, radio ou journaux)
  • 270 millions d’enfants ne bénéficient pas de soins de santé
  • 140 millions d’enfants, des filles pour la plupart, ne sont jamais allés à l'école
  • 90 millions d’enfants souffrent de graves privations alimentaires

La conjugaison de tous ces facteurs ou de la plupart d’entre eux dans les pays pauvres mais également dans des pays développés fait que la moitié des enfants vit dans la pauvreté et subit l’exploitation.

Ils continuent ainsi à payer un lourd tribut lors des guerres : près de la moitié des 3,6 millions de personnes tuées depuis 1990 lors de guerres étaient des enfants, d'après le rapport. Les enfants ne sont plus épargnés et ils sont même au contraire dans certains cas pris comme cibles, ainsi qu’on a pu le voir en septembre 2004 lors de l’attaque contre les écoliers de Beslan (Fédération de Russie).

La pandémie du SIDA continue d’avoir des effets tragiques multiples sur les enfants tuant un grand nombre d’entre eux et laissant 15 millions d’orphelins.
Face à cette situation le rapport préconise le choix de l’action et du réalisme par un appel pressant pour les Enfants d’abord.
Le rôle des médias dans ce combat est éminent et permettra de diffuser les droits de l’enfant, d’expliquer les enjeux de leur protection et de leur épanouissement.

PNUD
Le suivi-évaluation – un élément essentiel de l´aide au développement
Le suivi-évaluation est aujourd´hui considéré comme un instrument indispensable dans la réalisation de projets, programmes et politiques de développement. Il permet aux différents acteurs d´améliorer constamment leur performance, de rendre compte à leurs partenaires, et de suivre de près l´impact de leurs actions. Tout cela est une condition sine qua non d´une lutte efficace contre la pauvreté, du développement humain durable, et d´une gestion de l´aide au développement axée sur les résultats --- des résultats dont l´objectif principal est de donner la priorité aux pauvres en élargissant leurs choix et leurs opportunités, et en leur permettant de participer aux décisions qui les affectent

L’atelier régional de Nouakchott qui a réuni, les 23, 24 et 25 novembre 2004, vingt pays et près de vingt cinq institutions internationales et régionales s´est inscrit dans cette logique. Avec plus de 100 participants, il a marqué une étape décisive dans les processus de suivi et d’évaluation des politiques de développement en Afrique de l’Ouest et du Centre. L´atelier a permis aux participants de renforcer leurs connaissances et d´échanger des expériences en matière de suivi-évaluation. Cet atelier n´aurait pas été possible sans la volonté du gouvernement mauritanien d´y donner un caractère tout particulier. L´OCDE, la Banque africaine de développement, l’Agence intergouvernementale de la Francophonie, les principaux bailleurs de fonds, les représentants des ONG et du secteur privé, et toutes les agences du Système des Nations-Unies ont également permis à l´atelier de devenir un véritable espace de rencontres et d´échanges à travers leurs contributions. Le pilotage de l´atelier a été assuré par la Coordinatrice Résidente du Système des Nations-Unies en Mauritanie avec la collaboration des autres agences des Nations Unies présentes en Mauritanie de même que leurs bureaux régionaux à Dakar. La coordination technique a été assurée par le groupe des Stratégies et Politiques du PNUD à Nouakchott et Dakar.

L´atelier a été marqué par un véritable esprit d´équipe, motivé par le souci d´identifier les défis, les enjeux et les opportunités du suivi-évaluation des projets, politiques et programmes de l´aide au développement, et de se familiariser avec les dispositifs et instruments de suivi-évaluation. L´atelier a permis aux participants de partager les bonnes pratiques en matière de suivi-évaluation. Les participants ont également attaché une importance particulière à la promotion de partenariats entre les différents acteurs, notamment en ce qui concerne l´analyse, l´application et l´accompagnement d´initiatives et de pratiques novatrices.

Des propositions concrètes visant à améliorer les dispositifs de suivi-évaluation

A partir de ces orientations stratégiques et des débats centrés sur la nécessité d´améliorer le suivi-évaluation et les impacts attendus en matière de lutte contre la pauvreté, les participants ont fait plusieurs propositions qui se regroupent en six axes d´interventions. L´ensemble des participants a accordé la plus grande importance à la mise en œuvre rapide de ces priorités stratégiques :

  • la mise en cohérence des différentes stratégies et objectifs de développement (Objectifs du Millénaire pour le Développement, Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, Développement Humain Durable, NEPAD) et leur articulation;
  • la conception de stratégies nationales en matière de suivi et d’évaluation et la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités en ce domaine;
  • la mise en œuvre de démarches d´information et de sensibilisation sur les meilleures pratiques en utilisant une démarche participative inclusive;
  • une meilleure valorisation des rapports nationaux de suivi des progrès en faveur des Objectifs du Millénaire pour le Développement et du Développement Humain Durable;
  • le renforcement et/ou le développement de systèmes d’échanges d’information et d’expériences ;
  • l’établissement d’un mécanisme visant à fédérer les réseaux de suivi et d’évaluation à l´échelle nationale et sous-régionale et à assurer le suivi des engagements de Nouakchott.

Les suites à donner à l´atelier

Il est important de noter que les agences des Nations Unies attachent une grande importance aux suites à donner à cet atelier. Les conclusions de l´atelier ont déjà été présentées à l’occasion de la réunion de l’Association africaine de l’évaluation en Afrique du Sud en décembre 2004. L´objectif était de faire refléter les engagements des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Dans le même but, il est prévu d´organiser une réunion de suivi de l’atelier de Nouakchott à Brazzaville au cours de l’année 2005 avec l’appui des agences du Système des Nations-Unies de la sous-région de l’Afrique Centrale. Un document sur le suivi-évaluation pourrait être établi avant cette réunion, qui aurait à la fois une vocation pédagogique et une vocation académique, réunissant les bonnes pratiques en matière de suivi-évaluation et des propositions concrètes d´action. A cet effet, un diagnostic pourrait être entrepris en 2005 dans une série de pays pilotes, visant à promouvoir la pratique de l’évaluation et le développement des capacités évaluatives.

Il est à espérer que ces différentes activités contribuent à la pérennisation des processus nationaux et sous régionaux de suivi-évaluation, à l´établissement d´une alliance durable entre les gouvernements, les institutions publiques, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, et surtout à la promotion d´une véritable culture de l´évaluation. Les agences du Système des Nations Unies en général et le PNUD en particulier continuent à être disponibles pour appuyer les initiatives du gouvernement en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la pauvreté et notamment le réseau national en charge des questions de suivi-évaluation.

Breves
Réception du personnel des Nations Unies

La Fédération des Associations du personnel des Nations Unies a organisé le jeudi 23 décembre 2004 une réception au profit de tous les membres du personnel des agences du système des Nations Unies présentes en Mauritanie.
La soirée a été animé par SOS Pairs Educateurs, Cheikh Ould ebyadh, Hamad Kâ et les jeunes Rappeurs de Nouakchott. Au menu de la soirée de la musique, des sketchs, une tombola, Présentation de staff qui se sont distingués dans leur agences et remise de divers cadeaux.

 
© 2005 Nations Unies en Mauritanie. -- Dernière mise à jour le 29/01/2005
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