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ONUSIDA en Mauritanie

Malgré un taux de prévalence du VIH/.SIDA assez faible, environ 1%, la Mauritanie reste vigilante et s’engage résolument dans la lutte contre la pandémie.

le premier cas de SIDA a été détecté dans le pays en 1987. Deux années plus tard, à l’instar des autres pays de la Communauté Internationale, il mettait en place un programme national de lutte contre cette maladie.

Cette offensive contre le SIDA prendra une nouvelle tournure en 1999, lorsque le Gouvernement a engagé avec l’appui de l’ONUSIDA, le processus de planification stratégique en vue de l’élaboration d’un Cadre Stratégique National (CSN) de lutte contre les IST/VIH/SIDA. Les résultats de ce processus ont permis de définir les priorités stratégique nationales pour la période 2003-2007.

Le Cadre National Stratégique fixe cinq axes stratégiques qui découlent d’un processus participatif et multisectoriel adopté par l’ensemble des acteurs (Public, société civile, privé et partenaires) lors d’un atelier de consensus et de validation qui s’est tenu les 21 et 22 août 2002 à Nouakchott.

Les principaux axes stratégiques retenus dans le Cadre Stratégique National sont : réduction des risques de transmission du IST/VIH :SIDA, réduction de la vulnérabilité des individus, des familles et des communautés au VIH/SIDA, meilleure connaissance de l’épidémie à VIH/SIDA, des IST et des comportements, accès des personnes vivant avec le VIH aux soins conseils médicaux, communautaires, traditionnels et au soutien socio-économique et enfin gestion stratégique de la réponse nationale au VIH/SIDA

La réponse National de lutte contre les IST/VIH/SIDA repose sur une approche multi-sectorielle et décentralisée qui accorde à chacun des acteurs de développement (public, privé, société civile et partenaires) le rôle qui lui revient dans la lutte contre le SIDA.
La mise en œuvre du Cadre National stratégique de lutte contre les IST/VIH/SIDA intervient dans un contexte international favorable au financement de la lutte contre le SIDA. A cet effet, un programme multisectoriel a été élaboré et financé avec l’appui de la Banque Mondiale (Projet MAP), le gouvernement et les partenaires.

La réalisation des objectifs du Cadre National Stratégique de lutte contre les IST/VIH/SIDA pour la période 2003 – 2007 contribueront à relever les défis que le Gouvernement a fixé dans le Cadre Stratégique de lutte contre le Pauvreté, à savoir stabiliser, à l’horizon 2015, le taux de séropositivité (VIH/SIDA) à 1%.

Sur le plan organisationnel, un Comité National de lutte contre le VIH/SIDA (CNLS) est mis en place et présidé par le Premier Ministre. Le président du groupe thématique ONUSIDA est membre de comité et comprend aussi les représentants du secteur public (Départements ministériels impliqués) de la société civile, des personnes vivant avec le VIH/SIDA, etc.
Un Secrétariat exécutif national (SENLS) rattaché à la primature, chargé de coordonner techniquement la riposte nationale à l’épidémie VIH/SIDA a été désigné, de même que des Comités régionaux de lutte le VIH/SIDA (CRLS) ont été également créés.
Des comités sectoriels sont aussi mis en place : une unité de coordination sectorielle de lutte contre les IST/VIH/SIDA a été créée et rattachée au Cabinet du Ministère de la Santé et des Affaires sociales (MSAS), responsable de la coordination de la réponse du secteur de la santé.

Sur le plan épidémiologique, on observe une prévalence de 0,5% parmi les consultants, tuberculeux et hospitalisés dressée par l’enquête sentinelle dans les régions en 1990
Une tendance à la progression de l’épidémie VIH/SIDA chez les donneurs de sang : 0,23% en 1990, 0,67% en 1995 et 0,8% en 2000, cette étude a été réalisé par le service de transfusion sanguine au Centre Hospitalier National
Une séroprévalence de 0,57% révélée par une enquête réalisée en 2001 par le Centre National d’hygiène chez les femmes enceintes se présentant en consultation prénatales dans les centres de santé (la seule enquête fiable qui a touché toutes les wilayas)
Un taux de séroprévalence de 0,84% révélé par la surveillance sentinelle en fin 2003
Un taux de prévalence de 5,2% dans une population de 460 tuberculeux en 2003 enquête réalisée par le Cantre National d’hygiène

Sur le plan de la prise en charge des personnes vivvant avec le VIH, aucune stratégie nationale n’est élaborée pour les personnes infectées par le VIH. Sur le territoire national, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH est encore peu structurée ; le paquet de soins comprenant la prise en charge des infections opportunistes et un soutien socio-économique pour les personnes infectées et leur famille est quasi inexistant. Les médicaments ARV ne sont pas encore disponible dans le pays. Il en est de même pour la prise en charge psychosociale en nutritionnelle.

Actuellement la prise en charge médicale des patients assurée à Dakar avec l’aide de l’ONG Stop SIDA et l’Association Mauritanienne des personnes vivant avec le VIH grâce à l’appui financier du Secrétariat Exécutif National de lutte contre le SIDA.
Malgré l’absence d’un système de notification, on note une augmentation des cas au niveau des structures de diagnostic et soins.

Compte tenu des contraintes de prise en charge des personnes vivant avec le VIH en Mauritanie et de l’évolution de l’épidémie d’une part et de l’opportunité d’accès aux différentes initiatives de réduction du coût des ARV d’autre part, la Mauritanie se propose de mettre en place une stratégie nationale de prise en charge médicale, psychosociale et nutritionnelle des personnes vivant avec le VIH. Pour cela une commission technique composée des services impliqués du Ministère de la santé et des partenaires ( groupe Thématique ONUSIDA) a été mise en place et une consultation internationale a été sollicitée auprès des services compétents de l’OMS/AFRO.

Le soutien du groupe thématique ONUSIDA à la réponse nationale en 2004, vise entre autres à contribuer à l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement notamment en apportant un appui au processus de planification (finalisation de deux plans sectoriels), à la mobilisation des ressources (soumission au fonds Mondial pour la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme), le suivi de l’Initiatives des pays Riverain du Sahara


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© 2000 Nations Unies en Mauritanie. -- Dernière mise à jour le 08/03/2006
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