Contexte général
Dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très Endettés (PPTE) à laquelle la Mauritanie a été déclarée éligible en mars 1999, le Gouvernement a adopté en janvier 2001 le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP). Celui-ci a défini des objectifs globaux à long terme, visant notamment la réalisation des principales cibles des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le CSLP est mis en œuvre à travers des plans d’actions pluri-annuels glissants qui traduisent les politiques sectorielles élaborées pour le rendre opérationnel.
Le premier plan d’action, qui a couvert la période 2001-2004, a permis d’enregistrer des résultats encourageants qui ont permis notamment à la Mauritanie d’atteindre le point d’achèvent de l’Initiative PPTE en 2002 et de bénéficier d’un allégement conséquent de sa dette extérieure. Cependant, ces résultats n’ont pas été à la hauteur des ambitions affichées dans ce plan d’action (croissance moyenne de 4,6% pour des prévisions de 6%, inflation non contenue, déficit budgétaire de 9,9% du PIB, effondrement des réserves), en raison notamment de l’explosion des dépense publiques en 2003 et 2004, fiancées par création monétaire.
Le deuxième plan d’action, pour la période 2006-2010, a été élaboré sur la base des enseignements tirés de la mise en œuvre du précédent. Ce plan d’action a fait l’objet du cinquième Groupe Consultatif pour la Mauritanie en décembre 2007, avec comme support un Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT) 2008-2010 d’un coût global de 1 261 milliards UM dont près de 93% seront financés sur ressources propres. Il s’inscrit pleinement dans une optique d’accélération de l’atteinte des OMD.
Le bilan de la mise en œuvre du plan d’action 2006-2010, pour les années 2006 et 2007, a permis de constater des évolutions positives, dans un contexte d’une croissance moins inflationniste (avec un record de 11,6% en 2006 en raison du démarrage de l’exploitation pétrolière), marqué également par un espoir fondé sur l’exploitation pétrolière. En outre, la Mauritanie bénéficie depuis juillet 2006 d’un allègement de sa dette dans le cadre de l’IADM (897,1 millions de dollars, soit environ 28% de sa dette extérieure totale à la fin 2005).
Cependant, ces résultats ont été quelque peu annihilés à partir de 2008 par le contexte économique, caractérisé notamment par le renchérissement des prix des produits alimentaires et la crise financière internationale, ainsi que par la détérioration du climat politique local, ayant eu pour conséquence la suspension de la coopération par plusieurs partenaires au développement depuis août 2008. En dépit de cette situation, le Gouvernement poursuit les efforts en vue de l’assainissement du cadre macro-économique et de la relance des conditions favorables à une croissance soutenue et réductrice de la pauvreté, conformément aux orientations du CSLP.
Calendrier d’exécution
La mission aura une durée globale de trente (30) jours calendaires dont 25 jours sur site et 5 jours pour la finalisation du rapport de mission.
Le Chef de mission devra dans les trois jours après son arrivée présenter sa méthodologie de travail lors d’une réunion de présentation qui regroupera la DSP, la DPAE et les représentants du PNUD.
En fin de mission, les consultants feront une restitution détaillée des travaux réalisés lors de la mission sur site et distribueront à cette occasion un aide mémoire qui reprend les principaux éléments de l’analyse et les recommandations qui seront précisées dans le rapport final.
Deux semaines après la fin de la mission sur site, le chef de mission devra envoyer au PNUD et au MAED un rapport provisoire en 10 exemplaires accompagné de la version électronique du document sur des CD ROM. Les Consultants pourront être amenés à effectuer une restitution du contenu du rapport provisoire au cours d’un atelier national de validation qui regroupera les différentes parties prenantes. La finalisation du rapport devra intervenir dans les cinq jours à compter de la réception des commentaires.
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